Les 12 Heures de Magny-Cours 2017

Les 12 Heures de Magny-Cours
1, 2, 3 et 4 Juin 2017
Nevers Magny-Cours

La revanche !!!

L’équipe de cette édition des 12 Heures de Magny-Cours est composée de Manu, Axel et Jérémy HERAULT qui est venu prêter main forte !

Les essais libres du jeudi matin ont permi de tester la machine de réserve nouvellement acquise par Axel. Après quelques tours effectués par tous les pilotes, il s’avère que les suspensions et les freins entièrement d’origine ne seront pas suffisamment efficaces pour être utilisés. Les pilotes testent alors la machine de course et dégrossissent bien les réglages (assiette, suspensions, démultiplication, position des bras et des pieds, etc.).

Les essais libres du jeudi après-midi permettent alors d’affiner tous les réglages et en fin de séance, la moto est fin prête pour les qualifications du lendemain.

Vendredi matin, première séance d’essais qualif sur le sec. Manu se classe 35e de sa série, Axel 32e et Jérémy 23e.

Vendredi après-midi, deuxième séance d’essais qualif, sur le sec et une forte chaleur. Manu se classe 33e de sa série, Axel 30e et Jérémy 12e.

Les temps cumulés de ces essais placent l’équipe à la 32e position sur le grille de départ.

Vendredi soir, les essais de nuit permettent aux pilotes de prendre leurs marques sur le circuit qui est très peu éclairé et de régler finement les phares. Ils se positionnent 24e au classement de nuit. Malheureusement, en fin de séance, la boite de vitesse cause quelques problèmes à tous les pilotes. De retour aux stands, c’était l’incompréhension chez les mécaniciens. Mais un coup de chance est arrivé : Peter Clark (préparateur Ducati connu et reconnu, d’origine Néo-zélandaise) passe surle stand à ce moment là et suggère un problème de calage de boîte. Ce réglage devant se faire à froid, il est décidé que les mécaniciens y regardent tôt le samedi matin.

Malheureusement, samedi matin, les réglages ne suffisent pas à réparer la boite de vitesses, ce que confirme Peter. Décision est alors prise de mettre le moteur de la machine de réserve dans la machine de course avec l’autorisation des commissaires techniques. Les mécaniciens s’affairent à la tâche et réussissent à mener à bien l’opération juste avant le départ du warm-up.

Le début du warm-up se déroule bien (12ème temps) mais rapidement, le moteur se met à fumer exagérément jusqu’à ce que les commissaires de piste ne donnent l’ordre au pilote aux commandes de rentrer aux stands. La situation est critique, mais la panne sur le moteur de course a été trouvée : il s’agissait d’un disque d’embrayage qui avait littéralement explosé. Du coup, la seule solution pour pouvoir prendre le départ de la course est de remonter le moteur de course dans son cadre, ce que les mécaniciens font avec brio à temps.

La moto est prête pour le départ que Manu prendra sous Safety-Car car la pluie tombe fort et la direction de course veut « assécher » la piste au maximum avant de « lâcher les furieux » ! Manu fait un bon premier relai et passe le guidon à Jérémy alors qu’il est en 23e position. Il pleut toujours ce qui permet une consommation réduite de la moto et allonge par conséquent les relais : plus d’une heure d’autonomie. Jérémy remonte jusqu’à la 17ème position avant de céder sa place à Axel, qui remontera jusqu’en 14e position lors de son relai. Manu reprend la suite de son relai mais rentre rapidement avec un problème d’embrayage. Ce dernier est démonté, remonté puis recalé avant que la moto ne ressorte. Manu ressortira à la 20e position suite à cette intervention et effectuera un long relai pour rattraper le temps perdu. Jérémy prendra ensuite le dernier relai pour terminer la course à 1 heure du matin à la 17ème position. C’est un bon résultat et toute l’équipe est contente de terminer cette course. Mais les derniers relais ont été menés de manière économe par les pilotes car des problèmes de boîte sont réapparus.

Pour pouvoir prendre le départ de la course à midi, il ne reste qu’une seule solution proposée par Peter Clark : ouvrir les deux moteurs pour voir ce qui ne va pas dans chacun d’eux, et reconstruire un bloc moteur-boite à partir de deux. Et c’est lui-même, aidé des mécaniciens de l’équipe, qui va mener ces travaux toute la nuit jusqu’à 8 heures du matin !

La piste est sèche et le soleil brille pour le départ de la course du dimanche, façon « Le Mans » cette fois ci. C’est Axel qui débute la course pour un relai d’environ 45 minutes car la consommation sur le sec ne permet pas une autonomie plus grande. Jérémy prend la suite et remonte jusqu’à la 20e position au moment où la chaîne de la moto casse vers « le Château d’Eau ». Il est en haut du circuit et peut descendre en roue libre jusqu’au stand. La chaîne est changée et Manu prend la piste. Vu du bord de piste, la chaîne paraît un peu lâche et on décide de le faire rentrer pour la resserrer. Quelques tours plus tard, Manu se retrouve une nouvelle fois sans embrayage et rentre au stand. En se décrochant, la chaîne avait endommagé le récepteur d’embrayage, qui est remplacé sur le champ. La moto repart avec Axel au guidon mais il devra rentrer au stand pour encore un problème d’embrayage. Ce dernier est complètement remplacé e la moto repart avec Jérémy. Les arrêts aux stands font que les écarts avec les motos devant ne permettent pas de gagner des places à la régulière. Mais il faut préserver cette 26e position d’autres équipes qui se sont arrêtées plus longtemps que nous. Les derniers relais de Jérémy, Manu et finalement Axel ont été intelligemment menés en préservant la mécanique et permettent à l’équipe de terminer la deuxième course à la 26e position.

Voilà, un week-end mouvementé (Ducatastrofesque !) où la passion et l’engagement de tous (Peter Clark, mécaniciens, pilotes, staff) ont permi à l’équipe de terminer ses deux courses, de se classer 24e au général et de marquer des points parmi des équipes habituées à courir les 24 Heures du Mans ou le Bol d’Or.

Encore un énorme merci à tous les bénévoles, vous êtes formidables !

Feuilles de temps

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